Siège de Pôle emploi (Paris XXe).

« Plusieurs milliers de postes de cadres du service public de l’emploi sont dans le viseur de Bercy. »

Le gouvernement envisage de réaliser trois milliards d'économies en cinq ans sur le budget du service public de l'emploi. A la clé, notamment, des milliers de suppressions de postes.

Ce sera le dossier brûlant du Budget. Depuis plusieurs semaines, dans les plus hautes sphères de l'Etat, on évoque le sujet du bout des lèvres, comme si la mesure était trop énorme pour devenir réalité. Mais en définitive, pour réaliser des économies drastiques, Pôle emploi et ses 54 000 salariés sont bien à l'aube d'un dégraissage massif.

« Plusieurs milliers de postes de cadres du service public de l'emploi sont dans le viseur de Bercy », assure un visiteur du soir de Matignon. Selon lui, entre les budgets 2018 et 2022, les coupes dans les effectifs et d'autres mesures devraient aider l'Etat à économiser « une enveloppe de près de 3 Mds€ ».

« La logique, c'est une baisse de l'armée mexicaine des dirigeants de Pôle emploi, poursuit-il. Ce sont les cadres avec de gros salaires, ceux qui travaillent en back-office, notamment sur des fonctions d'ingénierie ou d'analyse du marché de l'emploi.»

le parisien