La consultation sur la Politique sociale programmée les jours de la rentrée scolaire illustre à merveille les
relations sociales dégradées entre la Direction Générale et les élus du CCE.
Cette consultation - réduite à 30 pages – reposant uniquement sur les thèmes emploi/compétences/conditions
de travail - en lieu et place des consultations sur le Bilan de la Formation, le Bilan Social ou le Rapport de
Situation comparée Femme/homme – est une présentation auto satisfaite par la Direction Générale de sa
politique sociale.
Loin de la réalité concrète vécue par les collègues, la Politique sociale présentée par la Direction Générale
confirme le caractère néfaste des orientations issues de la Convention Tripartite et du Plan stratégique,
traduction de la mise en oeuvre des politiques d’austérité et de libéralisation des services publics et de la
protection sociale.
La stagnation des effectifs entre 2015 et 2017 ne permet pas de faire face à l’augmentation de la charge de
travail liée à un chômage de masse sans cesse en hausse. L’utilisation dévoyée des services civiques ne peut
en aucun cas absorber cette augmentation.
La CGT Pôle emploi revendique la titularisation de tous les collègues en contrat précaire et la mise en place
d’équipes volantes ou mobiles. Un plan de résorption de la précarité est d’autant plus urgent à l’heure du Plan
social « contrats aidés » décidé par l’actuel gouvernement.
Dans le même temps, le refus de toute mesure d’augmentation de la valeur du point privé et la dérisoire
revalorisation de la valeur du point d’indice Fonction Publique attaquent le pouvoir d’achat des agents. Le
nombre de recours à la CPNC (Commission Art. 39 de la CCN) est toujours trop important et illustre le refus
d’augmenter les agents de droit privé contrairement à l’esprit de la convention collective.
La Formation nous est essentiellement présentée de manière quantitative et les actions de formation sont
principalement adaptatives et imposées ne permettant pas d’augmenter les qualifications des agents au
service des besoins des usagers. Le développement des méthodes dématérialisées (e-learning, pédagogie
inversée…) ne répond pas aux attentes des collègues. Pour la CGT Le mode d’apprentissage doit rester
principalement le présentiel en face à face, hors lieu de travail habituel, au plus près du lieu de vie des agents.
L’université du management, courroie de transmission idéologique de la direction, accentue le clivage entre
encadrants et agents et n’assure pas une égalité de traitement entre les personnels.
L’égalité professionnelle femmes/hommes reste toujours d’actualité dans un établissement composé à 75% de
femmes. Malgré les accords successifs, pavés de bonnes intentions sans traduction concrète, les inégalités de
salaires persistent et l’accès des femmes aux postes d’encadrement n’a pas évolué depuis la création de Pôle
emploi. Le temps de travail dit « choisi » est en fait imposé pour toutes les collègues femmes recrutées en
contrat aidé.
La mise en oeuvre de Pôle emploi 2020 avec de nouvelles organisations du travail, « le plan social » trajectoire
GDD et le tout dématérialisé, l’accroissement de la sous-traitance et la continuité de la déconcentration /
régionalisation le renforcement des entretiens d’évaluation vont réduire nos missions.
Au vu des éléments ci-dessus la dégradation de nos conditions de travail va s’accroitre et l’accord QVT n’est en
aucun cas une réponse adaptée. La casse programmée de nos métiers accompagnée par l’accord GPEC
accentue le mal être au travail à Pôle emploi.
En conséquence, la CGT Pôle emploi et ses élus rendent un avis défavorable sur la Politique sociale de Pôle
emploi.
Avis des élus du CCE sur la Politique Sociale de Pôle emploi
Pour : 0 - Contre : 9 (CGT, FO) - Abstention : 10 (CFDT, CFTC, CGC, SNAP)
CGT Pôle emploi - 38, rue des frères Flavien - syndicat.cgt@cgt-pole-emploi.fr